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Dans la ville Démocratie réelle Historique

Municipales 2020 2ème tour Montrouge => restez chez-vous !

Contrairement au précédent article (Montrouge : élections, « piège à cons », divisions ?) je ne prendrai pas le risque ici de prédire les résultats.
Ceci pour une raison principale et une autre accessoire :

  • je ne souhaite pas influencer les électrices et électeurs entre deux candidatures se revendiquant d’une politique collant à celle de la REM, pro-système, ne laissant aucun pouvoir politique aux citoyennes et citoyens, n’anticipant aucunement les chocs systémiques importants à venir…
  • les prévisions lors du précédent article cité ci-dessus ayant été si proches de la réalité, je préfère rester sur ce succès !!!

Au fait voici les résultats du premier tour

et ceux, moins connus car jamais publiés, incluant tous les inscrits montrougiens et montrougiennes.

Une certitude Mr Metton n’aura pas fait jouer tous ses réseaux, ce qu’il sera a priori plus contraint de faire au second tour car là c’était un peu trop évident !

On note d’abord une abstention record de 60%.
C’est le 1er parti sur Montrouge et j’en suis, grosse fierté !!!
Si l’on reprend uniquement le taux de 2014, 42% au 1er tour, cette abstention augmentant naturellement, sans Coronavirus elle aurait été comprise entre 48 et 55% je pense.
C’était ma recommandation d’ailleurs, fréquente il est vrai, à lumière de ma connaissance des personnalités engagées.
Il est intéressant d’analyser à qui possiblement cette abstention a le plus profité au premier tour, vis à vis de mes anticipations (https://www.montrouge.org/montrouge-elections-piege-a-cons-divisions/).
Mon analyse sur Montrouge post élection est que l’abstention a profité très logiquement aux groupes qui affichaient des éléments très concrets locaux, ou la continuité du système en place.

Même si cela puisse être contre intuitif, l’abstention reste ici comme souvent pour d’autres élections une arme de contre-pouvoir démocratique de plus en plus efficace à mon sens.
En effet l’abstention rejette par définition la légitimité des élections telles que nos institutions les proposent et par voie de conséquence les partis qui soutiennent les deux !
Or l’auto-organisation est à la base de toute société, l’abstention au système électif actuel ouvre la voie à un autre type de gouvernance.
L’aristocratie (le ou la meilleure, l’élu‧e) développe logiquement l’oligarchie ou se tourne vers la monarchie. Face à ces deux système opposés à la démocratie, l’abstention est donc un moyen parmi d’autres pour faire entendre sa voix, paradoxalement. 🙂

Les résultats en % des inscrit‧es sur Montrouge. Ça pèse pas lourd !
https://elections.interieur.gouv.fr/municipales-2020/092/092049.html

Élections Montrouge du 15 mars en % des inscrit‧es ! puis en % des exprimé‧es :

Lengereau  14,60 % – 37,26 % Liste anciennement UDI, ayant obtenue l’investiture de la REM
Meadel       10,27 % – 26,21 % Liste ayant demandée sans succès l’investiture de la REM
Timoteo      05,48 % – 13,99 % Liste PS historique
Saintoul      05,01 % – 12,79 % Liste LFI + EELV
Arrighi       02,01 % – 5,13 % Liste indépendante
Gillet          01,29 % – 3,31 % Liste ex-MODEM ayant demandée sans succès l’investiture de la REM
Geoffre       00,50 % – 1,27 % POID (Parti Ouvrier Indépendant Démocrate) / il faudrait voir si ce n’est pas le plus bas score enregistré à une élection municipale de Montrouge.

Note : 1% représente 290 personnes inscrites sur les listes électorales. 28962 sont inscrites pour une population de 50481 personnes recensées (et elles ne le sont pas toutes).
Et oui… étrange me diriez-vous ! Il faut rappeler que les européens peuvent voter localement, mais que parmi ces absent‧es on trouve les originaires du continent africain, asiatique, américain ou océanique, même si ces personnes sont localement présentes et payent des taxes depuis 40 ans.

Mais pourquoi s’abstenir, comme le suggère le titre de ce nouvel article ?

Il y a des raisons classiques et des des motifs liés plus particulièrement au contexte politique de Montrouge.

Les bonnes raisons classiques pour s’abstenir.

  • En se déplaçant et en élisant (ou en mettant un bulletin blanc ou nul) beaucoup se déclarent « citoyen », et renient même parfois la légitimité aux abstentionnistes de critiquer, proposer, contester… après l’élection !
    • ces personnes repliées sur elles-mêmes a priori ont-elles notion que pour la plus grande partie, elles justifient d’une citoyenneté en contribuant maladroitement 1/2 heure à ce système de représentation une fois tous les deux-trois ans environ ? Car le reste du temps, souvent, elles ne participent concrètement aucunement à la vie de la cité ou à celle du département, de la région, de la nation…
      Une forme d’égoïsme, d’égocentrisme, dont elles cherchent à s’absoudre en élisant, en « votant » souvent sans conviction, sans intérêt réel pour les différents programmes, avec très peu de connaissance des fonctionnements politiques et institutionnels et sans aucun effet de réelle sanction.
      Et pire que tout cela sans recherche de modification d’un système qui semble à beaucoup aller très mal. Elles le savent parfois, le ressentent souvent mais continuent à vivre dans leur bulle cherchant à en profiter tout de même jusqu’à la lie, au mépris de toute humanité en fin de compte.
      « Qu’est-ce qu’on peut y faire messieurs dames, on n’est pas responsable ? ». Ça au moins c’est vrai : beaucoup de personnes dénient encore toute responsabilité, soit pour le passé mais surtout au présent et pour l’avenir, c’est étonnant, consternant, voir révoltant.
    • Participer sans comprendre, ou en gardant ses œillères historiques, contribue à valider un système électif, donc par définition aristocratique (les meilleurs) ou/et bourgeois. Une oligarchie ploutocratique* aujourd’hui pour être précis (*pouvoir de quelques uns dominé par l’argent), telle que l’ont conçue les premiers rédacteurs de notre constitution en 1791 (cf l’Abbé Sieyès) !
      Mais pourquoi ? Que signifie élire étymologiquement et concrètement ?
      Cela signifie tout simplement choisir et nos institutions nous demandent en réalité de nommer !
      Nommer qui ? Un ou une représentante sans aucun mandat impératif ni engagement moral à tenir ses promesses, c’est à dire une personne élue qui peut légalement faire le contraire de ce qu’elle a dit ou écrit dans un programme.
      Enfin, qui se présente à nous dans ce délire faussement et nouvellement appelé « démocratique » – tout de même depuis bientôt deux siècles : Tocqueville 1835-1840 « De la Démocratie en Amérique » – par les spécialistes du marketing politique ?
      Le ou la meilleure, c’est à dire un système élitiste que je n’encourage d’ailleurs pas davantage ?
      En réalité même pas ! Celle ou celui qui se présente à nous la plupart du temps, et à toutes les échelles territoriales importantes, celui ou celle qui garde une petite chance de succès politicien, est une personne qui a des moyens médiatiques et financiers importants, une équipe politique arriviste avec un paquet de conflit d’intérêt vis à vis des biens communs, et qui fait part de la plus efficace démagogie, encourageant la continuité du système alors qu’un mur se dresse devant nous et que les injustices vont continuer à se développer…
      Mais ne nous décourageons pas, des alternatives existent et sont à développer urgemment partout en France et dans le monde si on ne souhaite pas continuer vers un pire de plus en plus envisageable !
      Cela ne signifie pas que nous éviterons les chocs prévisibles mais qu’au moins nous y serons préparé‧es pour mieux les vivre et s’entraider, et que nous pourrons espérer construire une société basée sur d’autres valeurs.
  • Une autre raison pour ne pas se déplacer est le financement des partis induit par votre « vote ».
    En effet que cela soit directement (au moins pour les législatives, voir ici) ou indirectement par une partie de salaire prélevée sur le salaire des élu‧es, une cotisation augmentée… votre « vote » a des intérêts financiers futurs et immédiats bien concrets pour tous les partis. Et on pourrait aussi évoqué l’intérêt qu’il a pour chaque parti et leurs élu‧es, ces fameux « grands électeurs » qui élisent nos sénateurs et sénatrices.
  • Une dernière bonne raison classique et récurrente de s’abstenir est la médiatisation de cet acte citoyen responsable que constitue l’abstention volontaire. Et même l’abstention involontaire est signifiante car elle reflète le peu d’intérêt réel de la population suscité pour ce type exclusif et inopérant de pseudo-pouvoir politique.Enfin même le vote blanc est moins efficient pour plusieurs raisons :
    • celles évoquées précédemment ;
    • seule l’abstention est médiatisée et utile entre les campagnes électorales.
      Rappelons au passage que l’opposition n’a aucun pouvoir et encore moins au niveau local (au minimum 75% des sièges reviennent à la majorité !).
    • Beaucoup se réfèrent à l’abstention fréquemment :
      • avant les élections pour essayer de motiver à l’élection, cela leur font rechercher les volontés populaires,
      • après l’élection d’autres s’en servent pour contester la légitimité d’une gouvernance et d’un système,
      • toujours entre deux élections l’abstention développe la force du nombre pour s’opposer à un projet…
        En effet les personnes élues savent très bien sur quelle base elles le sont, même si elles ignorent cette abstention tant qu’elles ne rencontrent pas d’opposition majeure.
      • J’espère enfin qu’un jour très prochain, le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) permettra de bloquer certain projet, de proposer des idées ou des amendements, voir plus simplement de décider.
        Et ce futur référendum d’initiative citoyenne, ou des référendums dit « sauvages », pourraient avoir comme modalité légitime d’au moins atteint le nombre d’électrices et d’électeurs d’une majorité ; une autre bonne raison pour s’abstenir.

Et à Montrouge ?

Retrouvez les grandes lignes, toujours d’actualité, dans l’article précédent déjà cité (ici), en sachant juste que Timotéo (PS) et Arrigghi ont fait alliance avec Méadel.

À Montrouge le collectif national CLIC-RIC (Comité de Liaison pour l’Initiative Citoyenne http://clic-ric.org) a envoyé aux trois listes de second tour des propositions pour s’engager réellement sur leurs promesses électorales.
Ces propositions contiennent deux fonctionnements de « RIC local » clé en main, prêt à fonctionner, et une troisième proposition pour laisser libre court à leur envie éventuelle d’écrire eux et elles-mêmes leurs propres principes, modalités et étapes.

Aucune liste n’a répondu et encore moins s’est engagée à garantir moralement leurs promesses électorales et leurs actions, durant les six ans du mandat à venir. Une garantie certes morales mais engageante et possiblement motivante pour nombre de citoyen‧nes fatigué‧es des partis et de l’ego des têtes de liste.

Une mention très spéciale de super hypocrite à la liste « Montrouge Écologique & Solidaire ».
Ce regroupement s’est fait avec des partis soit inexistants localement (Génération-S et Nouvel’R), soit inopérant concrètement à Montrouge (LFI) et avec le peu qu’il reste d’EELV !

La mention de référendum est pourtant inscrite dans le programme de ce regroupement, un super engagement vis à vis des autres listes ! Un engagement avec un seuil issu probablement des discussions en amont de la campagne. 😉
Mais un engagement qui reste une promesse de plus sans aucune connaissance des processus et qui n’offre donc aucune garantie, même morale : « Un référendum d’initiative locale sera crée. Les habitants qui parviendront à récolter 2000 signatures pourront dès lors soumettre une question à référendum ».
Quel référendum ? Un référendum du Maire ou la loi impose a minima 50 % de participation du corps électoral ?
En effet même si 100 % de 49,9 % (14.500 personnes tout de même) proposaient un super projet, le Maire ne pourrait même pas l’appliquer sans que le Préfet annule la décision !
Ce n’est pas faute d’avoir suggéré depuis avant le premier tour, et de façon insistante entre les deux tours, des explications et une aide par Yvan Bachaud (spécialiste national du RIC local entre autre) !
Mr Aurélien Saintoul (qui est sûrement pour la parité mais contre une rotation de la charge à mi-mandat !) renvoie sur son responsable démocratie Mr Élie Colsenet – 25 ans, que je connais plus que bien – puis il l’empêche de discuter plus de deux minutes pour tenter en tractant d’obtenir quelques voix supplémentaires bien hypothétiques !!!

Pour les deux autres listes c’est moins hypocrite mais tout aussi symbolique du mépris des montrougiennes et montrougiens car elles ont dans leurs gènes « la dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours » et les biens communs, on saura les utiliser à notre profit !

Enfin pour terminer, règlement de compte personnel !

À ne pas lire donc par le plus grand nombre !
Et franchement dans chaque liste il y a vraiment des cas.

Au-delà des retournements opportunistes de veste de la plupart des personnes attirées par le pouvoir je confirme ma conviction qu’une vraie politicienne a émergé dans cette campagne et en amont.
La co-créatrice avec moi et quelques autres du CAPAJ, Mme Marie-Catherine Baldet-Arrigghi est maline et vraiment sans état d’âme.

Elle m’avait suggéré de quitter le CAPAJ après ma très forte implication dans les actions en août et septembre 2018 pour les platanes et suite au compte rendu de la réunion CAPAJ-Mairie, co-écrit avec elle, que j’ai réussi à maintenir fidèle malgré ses envies de l’aggraver (ce n’était pas utile !).
Le motif évoqué de cette demande était, « trop engagé politiquement » (pour une démocratie locale, au fait !), que « le collectif ne faisait surtout pas de politique », qu’ « une des autres co-fondatrices du CAPAJ ne venait plus à cause de ma présence », que « je souhaitais continué à intervenir pour le CAPAJ dans son domaine la communication mais que je ne savais pas écrire ! ».
Je me suis exécuté car occupé ailleurs et ai été blacklisté par la suite, quand même, vive la liberté d’expression !

Aujourd’hui des faits incontestables :

  • La personne que j’aurais fait fuir n’est en fait jamais revenue dans le collectif !
  • Madame Baldet-Arrigghi a monté une liste politique s’appuyant uniquement sur des collectifs censés être apolitiques, le CAPAJ et le COMECS au premier tour (583 voix – 2,01% des inscrits !).
  • Madame Arrigghi s’allie avec une politicienne macroniste de haut vol et continue à utiliser le CAPAJ comme un tremplin. Quelle artiste !

 

Et sinon pour demain ?

On continue à être vraiment citoyen, avec beaucoup de sujet à traiter si vous voulez, beaucoup d’entraides concrètes sont à mettre en œuvre et à poursuivre, des soutiens divers aux personnes les plus en difficultés, des problèmes sociétaux à anticiper, se préparer à des chocs systémiques, participer à des actions de prise de conscience ou de pression…
Et tout cela localement, en proximité ou nationalement.

Seul‧e nous ne sommes rien face à l’adversité surtout si elle est d’ampleur.

Un site parmi beaucoup d’autres sur Montrouge.org : http://culture-ric.fr

N’hésitez pas à me contacter.
Merci par avance, j’espère, de partager nos articles via vos réseaux et si le cœur vous en dit d’en proposer à la diffusion sur ce site (anonymement ou pas). 😉

Sincèrement engagé et toujours bénévole.
philippe@montrouge.org 🙂

 

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Penser global, agir local.

Une porte d’entrée ici pour les réflexions et actions locales. Actions passées, en cours et surtout à venir.

Discussions, délibérations et décisions collectives sont quelques bases pour un changement réel, Changement individuel, micro-local, local…

Parait-il et par exemple, les effets d’actions écologiques locales représenteraient 40% de l’effort global à accomplir. Le reste des actions on l’imagine est réparti entre les actions internationales, nationales et individuelles (sources à trouver).

Il semble de plus en plus clair qu’une personne n’agissant pas localement n’ait pris ni la mesure de l’ampleur du risque encouru, ni celle de la temporalité pronostiquées par une majorité scientifique.

“Avec rien on fait beaucoup”, nous citons ici Vins (Vincent) un ancien malakoffiot, mais aussi un gars avec une enfance à Rougemont. Rougemont-Montrouge, on joue à l’endroit. On entrera pas dans des combats truqués ! 93-92, Montrouge-Gentilly-Cachan-Bagneux, Châtillon, Malakoff, Paris Sud, nous nous unissons.

Des lionnes et des lions s’éveillent avec toute la sagesse issue des précédents échecs. Échecs et persévérance, deux mamelles de réussite.