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Budget Participatif à Montrouge en 2018

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1,7% du budget d’investissement seulement est alloué au budget participatif à Montrouge en 2018, pour 2019.

5% pour Paris.

Pourtant les résident·es, et dans une certaine mesure les personnes travaillant sur Montrouge, pourraient logiquement décider de 100% du budget d’investissement.

Et nous ne parlons que du budget d’investissement.

Un autre budget est très important pour chaque commune, le budget de fonctionnement. Ce budget devrait partiellement, dans un premier temps, être également discuté, proposé, amendé, décidé par les personnes vivant dans la ville.

Les filtres pour ce petit 1,7% sont nombreux :

  • La recevabilité des idées est étudiée” : qui étudie n’est pas précisé, mais peu importe, il est question ici de la Mairie ;
  • Un “Jury composé de membres de leur Comité de quartier” retiennent 10 projets maximum par Comité (6) : rappel de la baisse d’investissement dans ces Comités des citoyen·es, suite à la faible prise en compte de leur travail par la Mairie ; autre rappel, parmi les membres évoqué·es figurent à nouveau des élu·es ;
  • Les projets sont “affinés par les services municipaux” ;
  • Enfin ! les projets ayant passé ces filtres sont proposés aux montrougien·nes.

Les projets concernant la ville dans son ensemble ont peu de chance d’aboutir.

Quand bien même ils passeraient les filtres, il est difficile en effet de faire adopter des projets plus globaux ,et pourtant parfois fondamentaux, par des Comités de quartier. Ces derniers privilégiant logiquement des projets pour leur quartier. Ci-dessous des exemples de projets plus globaux, extraits des projets proposés le 19 octobre 2018 et jugés non recevables par la Mairie :

  • Créer une monnaie locale à Montrouge ;
  • Ouvrir aux associations et aux collectifs à but non commerciaux de belles salles au Beffroi et/ou en Mairie ;
  • Développer les RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) au niveau communal ;
  • Prévenir, anticiper, la possibilité de collapses globaux ;
  • Une maison des citoyens ;
  • En fait les 11 projets proposés par seulement deux citoyens concernent l’intérêt commun de toutes et tous les montrougiens.

Bref !

Alors que les demandes se multiplient, et restent maintenues à ce jour au niveau national, les blocages sont nombreux dès le niveau local.

Il est vrai qu’éveiller les citoyen·nes au niveau local pourrait leur donner des velléités de s’occuper d’autres sujets à terme !

Comment évoluer si localement c’est déjà verrouillé ?

Une réelle participation des citoyen·nes pour leur destiné, et celles des générations futures, semble maintenant indispensable vis à vis de la gestion passée. Nos “représentant·es” nous ont emmené dans des impasses multiples qui se rapprochent ou sont déjà bien présentes. Citons quelques une de ces impasses peut-être.

  • impasse systémique : une croissance exponentielle (%) dans un monde fini est une utopie mathématique ;
  • impasse climatique : le réchauffement ne semble à ce jour plus maîtrisable ;
  • impasse économiques : développer indéfiniment le crédit amène forcément à de nouvelles crises majeures ;
  • impasse du déclin de la biodiversité : la nature a besoin de multiples espèces pour se régénérer ;
  • impasse en terme de stock de matières premières : les courbes de meadows la prévoyait dès 1972 et en 2004, cela fut confirmé dans de multiples études, la plus récente et très médiatisées de Pablo Servigne et Raphaël Stevens la confirme en juillet 2017 ;
  • impasse en terme de stock d’énergie fossile ou possible.

Le pire étant qu’une seule crise en déclencherait d’autres en cascade.

Dans les années 1970, voir 80, la majeure partie de la population était dans un déni entretenu vis à vis des alertes déjà lancées par des personnes très clairvoyantes. Nous sortions des “30 glorieuses” et la technologie, la recherche, devaient pallier à tous les problèmes. Les crises étrangères provoquées parfois pour notre confort se regardaient à la télé avec juste un petit désagrément pour beaucoup et une augmentation progressive de notre dose d’inhumanité.

Aujourd’hui cela semble digne d’autruches que de rester dans ce déni ! Elles s’enfouissent la tête dans le sol, parait-il, pour ignorer le danger.

Dès que possible nous devons reprendre la main

à tout niveau pour affronter uni·es et solidaires les énormes défis que nous nous sommes imposés.

Un fonctionnement horizontal de gouvernance et de contrôle des mandatés pour des missions courtes et spécifiques doit être mis en oeuvre. L’intelligence et les décisions collectives doivent pallier l’inexistence évidente d’une personne, ou de quelques personnes, providentielles. Nous devons créer et veiller à la transparence des choses publiques. Deux principes grecs doivent être omniprésents dans nos décisions : 1- ne pas donner de pouvoir aux personnes qui en veulent, 2- le pouvoir corrompt. Donc en écarter les partis, les élu·es, les responsables politiques ou syndicaux, imposer la rotation des charges, le non cumul et la responsabilité réelle.

Le niveau communal est une excellente base d’émancipation.

Le niveau national peut aussi l’être quand l’occasion se présente 😉

 

Notes : cet article (en attente faute de temps) fut rédigé suite à une interview qui m’a été demandée puis réalisée par Clément Perrouault pour l’émission “Ça vous regarde” de Myriam Encaoua du 18 décembre 2018. Ce “journaliste” souhaitait avoir un avis en contrepoint de celui du Maire interviewé ce même jour. Résultat : interview censurée, 2-3 minutes elles diffusée avec le Maire de Montrouge et 20-30 secondes avec un membre d’un parti politique (“l’opposant”) !!!

Bon… rien de très nouveau ! Les médias doivent paraître aux yeux du plus grand nombre ouverts aux débats. Et ils savent biaiser intelligemment ! Comment ? Par la sélection d’invité·es connu·es ne remettant pas trop en cause le système et aussi, comme ici, par la censure de certaines interviews.

Par contre nous citoyen·nes ordinaires devront refuser toutes nouvelles demandes d’interview pré-enregistrée de ces journalistes qui de par leur convictions personnelles ne réalisent pas de reportages objectifs, de débats réellement contradictoires. Les signaler pourra éviter à d’autres de perdre leur temps. Si la faute en incombe à la rédaction, peu importe, à ces journalistes de réagir.

Philippe Ponge