Catégories
Dans la ville

Montrouge : élections, « piège à cons », divisions ?

On a assisté sur Montrouge depuis le début de cette campagne 2020 à une division de la « la gauche » comme de la « droite » et aucune cohésion indépendante que nous suggérions face aux partis ; « nous » quelques montrougien·nes résolument et obstinément engagé·es pour une réelle démocratie locale.

Préambule

Être démocrate n’empêche pas d’avoir ses opinions. Bien au contraire ! C’est la confrontation des opinions sur des sujets précis, et non sur des personnes, qui permettrait au bon sens citoyen de décider.

Avec à la clef beaucoup d’économie, une équité, un sens civique retrouvé développant la solidarité, de vrais services utiles à la population et suggérés par elle-même, la capacité de se loger même quand sa famille s’accroît ou suite à des accidents de la vie, une résilience, un début d’autonomie alimentaire, une implication importante dans les enjeux climatiques et d’accueil, une mobilité respectueuse de toutes et tous, une prise en compte des minorités…

Quittons un instant cet idéal bien moins utopique qu’espérer la continuité de nos fonctionnements actuels ! Les « bisounours » ne sont vraiment pas ceux ou celles que l’on désigne ainsi habituellement !

Je vais tenter ci-dessous d’être le plus factuel possible.

D’où je vous parle pourrait être votre première interrogation bien compréhensible !

Alors très rapidement, mais en restant ouvert à toute question, je suis une personne très engagée dans la vie montrougienne menant et ayant mené beaucoup de combats variés, locaux principalement avec une certaine efficacité face au poids lourd des institutions, et quelques actions plus globales.

J’ai pris des responsabilités politiques chez EELV pendant 3 ans : locales, départementales et même nationales et « avec Eva Joly » en 2012. Après cet apprentissage j’ai compris que les partis ne pouvaient en aucun cas promouvoir la démocratie car un tel fonctionnement annihile leurs objectifs de pouvoir, leur raison d’être.

En 2014 pour Montrouge puis dans le cadre de la « contre-élection européenne » j’ai rejoins un mouvement éphémère « Démocratie Réelle ». Depuis, beaucoup de mouvement dans cette optique ont existé et se développent (La Belle Démocratie, Ma Voix, Nos-Communes, Culture-Ric, M1D, Article3.fr, Clic-ric.org…) et des expériences concrètes sont mises en œuvre dans différents territoires. La plus ancienne, remarquable, a lieu en Suisse depuis 1294 dans le canton de Glaris !

Sur Montrouge, au-delà de la promotion de la démocratie locale aussi ici, de la LDH… je reste fier de plusieurs actions en cours et historiques et plus encore de deux réussites importantes et chronophages pour un bénévole :

– une aide quotidienne aux institutrices pour toutes les classes de maternelles de Montrouge (ATSEM), moyennes et grandes sections dans toutes les écoles depuis la rentrée 2011 ;

– la création et l’animation du Schmilblick, Café Culturel et Solidaire de Montrouge de 2015 à 2018.

Ainsi sans détailler davantage, je vous assure bien connaître Montrouge depuis 20 ans et connaître plus ou moins les têtes de liste se présentant à vous le 15 mars 2020 pour vous en dresser des portraits rapides.

J’évoque ici les têtes de liste car en fin de compte d’après leur propre logique, leur propre campagne et en conformité avec les institutions de la 5ème République qu’elles plébiscitent, ce sont elles qui finalement décideront. Et pour celle qui se distingue en évoquant une 6ème République elle me fait penser à Mitterrand critiquant fortement la 5ème jusqu’à son élection, puis sans en changer une lettre pendant 14 ans !

Les programmes et promesses se ressemblent beaucoup, et ceux qui se distinguent préparent en réalité d’autres élections, sans rechercher ni la démocratie locale, ni une cohésion citoyenne.

La raison est logique, il en va de la défense de leur « marque », de leur « boutique », du financement de leur parti, de leurs « grands électeurs » !

Enfin pour être transparent quand à mes intentions, ma connaissance de ces milieux politiciens locaux ne peut qu’appuyer mon intention de m’abstenir volontairement pour ces nouvelles élections.

Voici donc les « forces en présence » ! La liste des candidatures officielles à Montrouge (le dépôt est clos depuis le 27 février).

D’un côté les représentant⋅es du système actuel

Les deux premières ci-dessous étant actuellement les seules pouvant concrètement accéder à la gestion de notre ville. La première ayant une probabilité de « gagner » très importante.

Trois listes se présenteront après avoir toute sollicité le soutien de la REM (République En Marche) !!! Un large choix donc dans cette catégorie !

  1. La première citée ici est la super « gagnante » pour avoir obtenue le soutien de la REM : « MONTROUGE ENSEMBLE ».
    • C’est la liste du maire sortant, Étienne Lengereau décrié particulièrement pour sa gestion du stationnement, la méthode et le coût des Allées Jean Jaurès avec des dizaines de platanes supprimés, son peu de considération pour le rôle social de la mairie, l’opacité sur les dossiers, entre autres.
      • En trois ans c’est pas mal. Il assume à sa façon et avec entrain les dossiers laissés par son prédécesseur !
    • Un maire donc très classique, de droite, autocratique, dans la lignée de M. Metton, notre dernier maire, qui l’a mis en place en démissionnant en cours de mandat (de la même façon que lui-même avait été mis en fonction par M. Ginoux à Montrouge 24 ans plus tôt). Notre ancien maire le soutient malgré leurs désaccords, c’est la logique des partis voir plus clairement ici la logique des affaires politiques… je subodore !
    • Petites différences : il est beaucoup moins sociable dès qu’il est remis en question, beaucoup plus dans le Greenwashing alors que M. Metton assumait son immobilisme écologique. Il est aussi dans le « vélowashing » passant à côté des propositions et réalisations sérieuses. Il entend de la même façon mais donne beaucoup moins l’impression d’écouter (par exemple la permanence à la mairie pour recevoir les administré·es n’est plus assurée, « le social c’est pas l’affaire de la Mairie »…) !
    • J’aime à comparer Metton ou Henri Ginoux à Chirac – je vous écoute cordialement et fait ce que j’avais décidé – et Lengereau à Macron – je suis arrogant quand je rencontre une opposition – pour clarifier, synthétiser.
    • Il cumule son rôle de Maire avec des fonctions privées de dirigeant au sein du groupe La Poste. On ne s’inquiète d’ailleurs pas du devenir de M. Lengereau dans les affaires politiques ou dans le privé, au Crédit Agricole ou dans une de ses filiales possiblement ! Il faudra suivre sa carrière juste par curiosité et sans étonnement, on est au cœur du système. Pour Montrouge 2020-2026 il nous assure d’un mi-temps à la Mairie, pour un salaire de 4.300 € s’il vous plaît, nous n’avons pas les mêmes valeurs !
    • Enfin il est impossible de ne pas évoquer son soutien à un membre du MNR (mouvement créé par Bruno Mégret dissident du FN) en 2008 à Bergerac.
  1. La seconde se nomme « DEMAIN MONTROUGE » et est menée par Juliette Méadel
    • Secrétaire d’État du gouvernement Hollande, porte parole du PS (2014-2016) elle soutient Manuel Valls avant sa défaite aux primaire PS de 2017 et appelle publiquement à voter Macron pour le 1er tour de l’élection présidentielle. Elle est exclue du PS en 2018.
    • Récente montrougienne elle fait une campagne très active localement, avec une équipe très efficace en communication épaulée par des professionnels à n’en pas douter.
    • Elle s’approprie les sujets classiques de l’opposition et des citoyen⋅nes. Il y a néanmoins un côté un peu ridicule dans cette communication qui se veut enjouée et bienveillante (le mot à la mode) : par exemple la participation des enfants des candidat·es, des joggings militants , une liste principalement composée de cadres supérieur·es.
    • Cette liste est composée de quelques personnes engagées mais aussi de vrai·es bobos en totale contradiction avec les principes qu’ils et elles évoquent ; ça promet !
    • Mme Méadel semble tout ce qu’il y a de plus classique, fidèle au système actuel. Certain·es la compareraient à Ségolène Royale pour aller vite, mais Madame Thatcher semblerait plus proche de son idéal au vu de ses précédents engagements politiciens.
    • Idéale sûrement pour les personnes ne démordant pas de la personnalisation en politique elle incarne à mon sens l’alternance dans la continuité ! Et dans cette perspective elle conserve une petite chance au vu de l’électorat montrougien.
  1. La troisième « liste système » sans aucune capacité d’adhésion populaire est représentée par Boris Gillet : « J’AIME MONTROUGE ».
    • Cette tête de liste, ancien MODEM, élu en 2014 au conseil municipal, a aussi demandé sans succès le soutien de la REM.
    • Il joue sa carte toujours très personnellement, ne supportant pas de se ranger derrière quelqu’un d’autre. Il veut être vu et attend obstinément son heure qui n’arrivera certainement jamais. Peu lui importe sûrement, ça lui ouvre d’autres portes.
    • Ça ne sera donc en tout cas pas pour cette fois. À l’évidence il vise une négociation au second tour pour se maintenir dans un strapontin et continuer à se croire important. Il a des idées souvent loufoques pour Montrouge et c’est un spécialiste de la récupération de mouvement civil sans ni les instiguer, ni les soutenir efficacement voir concrètement. Beaucoup de parole et peu d’action en somme.
    • Après des tentatives d’alliance tout azimut, il abandonne à la dernière minute celle conclue avec les dirigeant·es du COMECS et du CAPAJ (que nous retrouverons ci-dessous) pour des divergences sur le nombre de maires adjoints selon ses dires.

 

En second lieu d’autres représentant⋅es du système qui voudraient juste l’adapter à leurs priorités ou leur idéologie.

Ils et elles n’ont aucune chance et le savent mais veulent figurer et avoir possiblement un ou deux sièges municipaux. Leur objectif est principalement de continuer d’exister, de financer leur parti.

  1. Une liste PS, PC, Génération écologie, Place Publique « MONTROUGE MERITE MIEUX » : ici un PS très classique avec Joaquim Timoteo, qui comme son prédécesseur Wilfrid Vincent, tente inlassablement de percer.
    • Sans plus de succès escompté il privilégie sa présence comme tête de liste.
    • Actif concrètement très ponctuellement pour les montrougien·nes, Timoteo comme d’autres tente de récupérer des mouvements civils spontanés. Par exemple membre de la commission municipale pour les Allées Jean Jaurès, M. Timoteo n’a réagit activement que bien après qu’un collectif se soit spontanément fortement manifesté. Et hop il a ainsi amorcé sa campagne pour 2020 sur ce thème, sans aucune capacité de bloquer cette ineptie environnementale !
    • Le Parti Communiste très peu actif localement mais avec des « inscrit·es » vise pour sa part le maintien d’un élu au moins au Conseil Municipal !
  1. Une liste LFI, EELV, GénérationS, Nouvel R « MONTROUGE ÉCOLOGIQUE ET SOLIDAIRE » représentée par Aurélien Saintoul actif sur des actions nationales (Front de Gauche, Parti de Gauche, LFI) mais pas du tout localement !
    • Devant le refus des quelques mililtant⋅es locaux à rejoindre une des listes citées ci-dessus il a de ses dires mêmes (qu’il réfute) comme objectifs principaux les élections présidentielles, sénatoriales… Un partisan et politicien qui prépare donc 2022 et les élections intermédiaires en cherchant à avoir des grands électeurs (des élu⋅es).
    • Cette stratégie se fait au mépris d’une démocratie concrète et des intérêts locaux, en divisant.
    • EELV Montrouge que je connaissais bien pour l’avoir sorti de ses cendres en 2011 et en avoir été responsable local pendant deux ans, avant et pendant la campagne d’Eva Joly, s’est à nouveau disloqué.
      • Inexistant depuis 2013 avec à nouveau seulement 3-4 militant⋅es vaguement actifs,
      • Un dissident du PS a tenté d’en récupérer les miettes après les scores des européennes. Ce dernier soutient l’équipe de Timothéo (PS).
      • L’élue à Montrouge, Carmelina De Pablo, rejoint la majorité de M. Lengereau, accompagnée par le toujours unique représentant du PRG localement Paul-André Mouly ;
      • Patrick Chotard second local historique du parti (à être resté!) après avoir poussé l’alliance avec le PS aux municipales de 2014, s’attache à la liste Demain Montrouge (Méadel) et pourra toujours vous dire à court d’argument qu’il n’est tout simplement pas de votre avis !
      • Ces deux derniers ex (pour l’instant) d’EELV étaient les moins investis dans les dossiers quand j’animais ce groupe (3 personnes à mon arrivée, 17 à mon départ, rapidement 3-4 par la suite).
  2. Une liste POID menée par Philippe Geoffre « POUR LA REMUNICIPALISATION DU STATIONNEMENT, POUR LA DEFENSE ET LA RECONQUETE DES SERVICES PUBLICS ET DU LOGEMENT SOCIAL »
    • POID (Parti Ouvrier Indépendant + « D » pour démocratie, issu d’une scission interne avec le POI) ne semble pas plus que les autres partis savoir ce que signifie et implique concrètement des fonctionnements démocratiques. Plus vraisemblablement chaque parti connaissant la signification étymologique de ce terme la rejette pour pouvoir exister en cherchant à imposer une pseudo-idéologie.
    • Il faut reconnaître au POID la particularité vis à vis des autres listes d’être présent régulièrement au marché de la rue Victor Hugo pour défendre le service public.
    • Ce parti ne cherche toutefois aucunement une cohésion réelle locale.
  1. Une liste « POUR MONTROUGE UNE LISTE VRAIMENT CITOYENNE » menée par Marie-Catherine Baldet Arrenghi et Thomas Cruse qui engagent en leur nom deux collectifs, devenus associations.
    • Si ces deux têtes de liste se sont concrètement engagées récemment sur des dossiers montrougiens, avec un réel travail de fond, elles sont toutes les deux autocratiques dans leurs fonctionnements concrets et incapables d’animer un débat démocratique, et donc logiquement de rassembler.
    • Critiquant haut et fort (à raison) la non prise en considération des volontés citoyennes par le Maire, elles agissent de même en bloquant la liberté d’expression au sein des deux collectifs qu’elles ont accaparé.
    • Se déclarant « non politique » elles ont recherché toutes les alliances possibles avec des partis politiques, pour profiter de leur logos et surtout de leurs électrices et électeurs. Finalement sans succès sauf avec M. Gillet (lui-même n’ayant pas obtenu l’investiture de la REM) ; les egos de ces trois personnes se sont finalement séparés pour pouvoir exister individuellement !
    • Nous sommes ici en présence de deux futur·es politicien·nes qui s’ignorent, avec l’un ayant déjà tenté tout récemment de récupérer EELV localement, sans y parvenir, après s’être auto-proclamé tête de liste dès août 2019 ! Il laisse la place à sa comparse étant maintenant lui-même trop connu dans ces façons de faire pour rassembler !
    • Mais qui se ressemble s’assemble et Mme Arrenghi fait peur dès qu’on la connaît un peu mieux ; elle sait parfaitement évincer en jugeant les autres trop clivant ou trop politique, l’étant finalement elle-même jusqu’au bout des ongles !

Voilà donc les sept listes au départ !

Certaines, certains, un grand nombre possiblement non majoritaire, vont se rendre dans les isoloirs pour accomplir ce qu’ils et elles considèrent comme un devoir citoyen.

Remettre ainsi les clefs du coffre fort des taxes et subventions locales à un·e de ses élu·es me semble totalement irresponsable économiquement, climatiquement, pour la sécurité alimentaire et le bien être du plus grand nombre… !

La plupart pense qu’on ne peut rien faire, même localement, car le plus grand nombre ne veut rien faire… tant que certaines limites ne sont pas dépassées.

Alors pourquoi les politicien·nes ne continueraient-ils et elles pas de mépriser, de profiter, d’imposer, de poursuivre un système en cours d’effondrement… jusqu’à ce que cela devienne concrètement insupportable ?

Je ne peux qu’être triste de n’avoir trouvé suffisamment d’énergies locales pour partager le travail nécessaire à la candidature et au fonctionnement d’une démocratie locale pour 2020-2026. L’effet de levier qu’apporte le poids d’une Mairie, ses locaux, ses capacités d’investissement pour le plus grand nombre, étant considérable.

Nous avons considéré inutile de rassembler 45 noms pour figurer dans ces divisions en 2020 sans un appui concret et massif des montrougien·nes.

Pour ces élections je vous recommande de vous abstenir, ou peut-être exceptionnellement à cause du corona-virus de vous déplacer pour signifier sans équivoque que vous ne vous reconnaissez dans aucune de ces propositions de gestion pyramidale. Le vote blanc validant la forme élective de nos institutions vous avez aussi la possibilité de signifier de façon synthétique votre désaccord sur le procès verbal présent dans chaque bureau. En cas de soucis, de refus par le ou la présidente d’un bureau de vote de votre capacité d’écrire sur ce PV, vous pouvez me contacter au 06.06.60.17.17 afin de faire valoir votre droit.

Enfin voici des estimations de votes pour le premier tour à Montrouge.

Estimations très subjectives car basées sur un ressenti sans aucun sondage d’opinion, et sans considération de l’abstention en générale (estimation locale 50%) et plus particulièrement de celle des plus âgées liées à la recommandation aux plus de 70 ans de ne pas se déplacer à cause du coronavirus!

– Lengereau : 34 %

– Méadel : 26 %

– Timotéo : 15,5 %

– Saintoul : 12,5 %

– Gillet : 5 %

– Arrenghi : 4,5 %

Geoffre : 2,5 %

 

Chacun·e a bien naturellement la faculté de commenter cet article.

______________________________________________________

Catégories
Compte Rendu de réunion Dans la ville Démocratie réelle Émancipation Historique la MUNICIPALITÉ Le Mouvement Le projet Livres MEDIAS Vidéos-Radio-Internet Membres Montrouge en transition Réunions Vidéos

A la Une

Penser global, agir local.

Une porte d’entrée ici pour les réflexions et actions locales. Actions passées, en cours et surtout à venir.

Discussions, délibérations et décisions collectives sont quelques bases pour un changement réel, Changement individuel, micro-local, local…

Parait-il et par exemple, les effets d’actions écologiques locales représenteraient 40% de l’effort global à accomplir. Le reste des actions on l’imagine est réparti entre les actions internationales, nationales et individuelles (sources à trouver).

Il semble de plus en plus clair qu’une personne n’agissant pas localement n’ait pris ni la mesure de l’ampleur du risque encouru, ni celle de la temporalité pronostiquées par une majorité scientifique.

“Avec rien on fait beaucoup”, nous citons ici Vins (Vincent) un ancien malakoffiot, mais aussi un gars avec une enfance à Rougemont. Rougemont-Montrouge, on joue à l’endroit. On entrera pas dans des combats truqués ! 93-92, Montrouge-Gentilly-Cachan-Bagneux, Châtillon, Malakoff, Paris Sud, nous nous unissons.

Des lionnes et des lions s’éveillent avec toute la sagesse issue des précédents échecs. Échecs et persévérance, deux mamelles de réussite.

 

 

Catégories
Dans la ville

Vidéos – Débats – Sujets actuels

A la Une

Apprendre, sourcer, diffuser…. cette rubrique classer par thèmes renvoie tend vers des liens externes que vers des articles parfois de votre site préféré ! Proposez vos références, partagez vos connaissances : contact@montrouge.org

Catégories
Émancipation

zic

Retrouvez des musiques classées par thème et proposez les vôtres :

Il est 00:41.

Prenez une minutes si vous voulez pour nous dire ce que vous pensez de la mise en avant sur notre site de ce thème (ZIC). Bien, Bof, A ajouter… vos explications ; merci beaucoup.

Catégories
Dans la ville

Budget Participatif à Montrouge en 2018

cliquez sur l’image pour une meilleure lisibilité

1,7% du budget d’investissement seulement est alloué au budget participatif à Montrouge en 2018, pour 2019.

5% pour Paris.

Pourtant les résident·es, et dans une certaine mesure les personnes travaillant sur Montrouge, pourraient logiquement décider de 100% du budget d’investissement.

Et nous ne parlons que du budget d’investissement.

Un autre budget est très important pour chaque commune, le budget de fonctionnement. Ce budget devrait partiellement, dans un premier temps, être également discuté, proposé, amendé, décidé par les personnes vivant dans la ville.

Les filtres pour ce petit 1,7% sont nombreux :

  • La recevabilité des idées est étudiée” : qui étudie n’est pas précisé, mais peu importe, il est question ici de la Mairie ;
  • Un “Jury composé de membres de leur Comité de quartier” retiennent 10 projets maximum par Comité (6) : rappel de la baisse d’investissement dans ces Comités des citoyen·es, suite à la faible prise en compte de leur travail par la Mairie ; autre rappel, parmi les membres évoqué·es figurent à nouveau des élu·es ;
  • Les projets sont “affinés par les services municipaux” ;
  • Enfin ! les projets ayant passé ces filtres sont proposés aux montrougien·nes.

Les projets concernant la ville dans son ensemble ont peu de chance d’aboutir.

Quand bien même ils passeraient les filtres, il est difficile en effet de faire adopter des projets plus globaux ,et pourtant parfois fondamentaux, par des Comités de quartier. Ces derniers privilégiant logiquement des projets pour leur quartier. Ci-dessous des exemples de projets plus globaux, extraits des projets proposés le 19 octobre 2018 et jugés non recevables par la Mairie :

  • Créer une monnaie locale à Montrouge ;
  • Ouvrir aux associations et aux collectifs à but non commerciaux de belles salles au Beffroi et/ou en Mairie ;
  • Développer les RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) au niveau communal ;
  • Prévenir, anticiper, la possibilité de collapses globaux ;
  • Une maison des citoyens ;
  • En fait les 11 projets proposés par seulement deux citoyens concernent l’intérêt commun de toutes et tous les montrougiens.

Bref !

Alors que les demandes se multiplient, et restent maintenues à ce jour au niveau national, les blocages sont nombreux dès le niveau local.

Il est vrai qu’éveiller les citoyen·nes au niveau local pourrait leur donner des velléités de s’occuper d’autres sujets à terme !

Comment évoluer si localement c’est déjà verrouillé ?

Une réelle participation des citoyen·nes pour leur destiné, et celles des générations futures, semble maintenant indispensable vis à vis de la gestion passée. Nos “représentant·es” nous ont emmené dans des impasses multiples qui se rapprochent ou sont déjà bien présentes. Citons quelques une de ces impasses peut-être.

  • impasse systémique : une croissance exponentielle (%) dans un monde fini est une utopie mathématique ;
  • impasse climatique : le réchauffement ne semble à ce jour plus maîtrisable ;
  • impasse économiques : développer indéfiniment le crédit amène forcément à de nouvelles crises majeures ;
  • impasse du déclin de la biodiversité : la nature a besoin de multiples espèces pour se régénérer ;
  • impasse en terme de stock de matières premières : les courbes de meadows la prévoyait dès 1972 et en 2004, cela fut confirmé dans de multiples études, la plus récente et très médiatisées de Pablo Servigne et Raphaël Stevens la confirme en juillet 2017 ;
  • impasse en terme de stock d’énergie fossile ou possible.

Le pire étant qu’une seule crise en déclencherait d’autres en cascade.

Dans les années 1970, voir 80, la majeure partie de la population était dans un déni entretenu vis à vis des alertes déjà lancées par des personnes très clairvoyantes. Nous sortions des “30 glorieuses” et la technologie, la recherche, devaient pallier à tous les problèmes. Les crises étrangères provoquées parfois pour notre confort se regardaient à la télé avec juste un petit désagrément pour beaucoup et une augmentation progressive de notre dose d’inhumanité.

Aujourd’hui cela semble digne d’autruches que de rester dans ce déni ! Elles s’enfouissent la tête dans le sol, parait-il, pour ignorer le danger.

Dès que possible nous devons reprendre la main

à tout niveau pour affronter uni·es et solidaires les énormes défis que nous nous sommes imposés.

Un fonctionnement horizontal de gouvernance et de contrôle des mandatés pour des missions courtes et spécifiques doit être mis en oeuvre. L’intelligence et les décisions collectives doivent pallier l’inexistence évidente d’une personne, ou de quelques personnes, providentielles. Nous devons créer et veiller à la transparence des choses publiques. Deux principes grecs doivent être omniprésents dans nos décisions : 1- ne pas donner de pouvoir aux personnes qui en veulent, 2- le pouvoir corrompt. Donc en écarter les partis, les élu·es, les responsables politiques ou syndicaux, imposer la rotation des charges, le non cumul et la responsabilité réelle.

Le niveau communal est une excellente base d’émancipation.

Le niveau national peut aussi l’être quand l’occasion se présente 😉

 

Notes : cet article (en attente faute de temps) fut rédigé suite à une interview qui m’a été demandée puis réalisée par Clément Perrouault pour l’émission “Ça vous regarde” de Myriam Encaoua du 18 décembre 2018. Ce “journaliste” souhaitait avoir un avis en contrepoint de celui du Maire interviewé ce même jour. Résultat : interview censurée, 2-3 minutes elles diffusée avec le Maire de Montrouge et 20-30 secondes avec un membre d’un parti politique (“l’opposant”) !!!

Bon… rien de très nouveau ! Les médias doivent paraître aux yeux du plus grand nombre ouverts aux débats. Et ils savent biaiser intelligemment ! Comment ? Par la sélection d’invité·es connu·es ne remettant pas trop en cause le système et aussi, comme ici, par la censure de certaines interviews.

Par contre nous citoyen·nes ordinaires devront refuser toutes nouvelles demandes d’interview pré-enregistrée de ces journalistes qui de par leur convictions personnelles ne réalisent pas de reportages objectifs, de débats réellement contradictoires. Les signaler pourra éviter à d’autres de perdre leur temps. Si la faute en incombe à la rédaction, peu importe, à ces journalistes de réagir.

Philippe Ponge

Catégories
Démocratie réelle Émancipation La servitude volontaire

Gilet Jaune ?

Est-on toutes et tous gilet jaune ?

Non bien sûr.  Je ne le suis pas… ou ne l’étais pas au départ ; mais aujourd’hui et même depuis une quinzaine comment ne pas être gilet jaune ? !

En effet nous, sur ce site, ne pouvons être qu’à 2000 % il me semble, en accord avec cette demande prioritaire des gilets jaunes de “Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) en toutes matières, élaboré par nous-mêmes” ! Non ?

Par ailleurs, comment ne pas être solidaire avec ces dizaines de milliers de personnes qui ne vivent plus décemment en France (ailleurs n’est pas d’actualité, on peut le comprendre dans ces moments particuliers), quand d’autres abusent et épuisent de nos ressources communes ?

Nous allons faire court, et utiliser notre temps pour continuer à partager, expliquer sur d’autres supports, participer… dans ce sens. Il semble que cela soit une opportunité extrêmement rare pour vraiment changer de système de gouvernance (article sur ce site), pour anticiper les crises systémiques s’approchant à grand pas  (article sur ce site).

Anticiper en intégrant les risques (y compris les risques connexes) d’une crise institutionnelle ponctuelle et provoquée sera, on l’espère, bien moins dramatique qu’un effondrement global (article sur ce site) subi sans préparation, ni cohésion.

En toute conscience, sans être plus que tout cela gilet jaune (!) vis à vis de l’origine probablement mal perçue de ce mouvement, amicalement et très solidairement.

Une pétition qui démarre très très fort en cliquant ici ; à savoir tout de même que Change.org est localisé dans un état américain très libertaire sur la circulation des données 🙁

Cliquez-ici pour télécharger

le document tracts-économiques, en plus net pour une impression !

Catégories
Dans la ville En cours Mobilité et Transport Montrouge en transition Pollutions Pollutions repiratoires Pollutions sonores Propositions pour Montrouge Sécurité et Prévention Ville en Transition

Vélo et Mobilités douces

L’aménagement de la RD 920 (départementale depuis 2006), avec un début des travaux prévu en 2021, a éveillé l’attention des associations de vélo dès le 1er mai 2018.  Dix-sept associations* franciliennes se sont rencontrées à l’initiative de FARàVélo de Fontenay-aux-Roses.

Les réunions se poursuivent. Il semblerait que les modifications logiques engendrées par cette forte mobilisation afin de circuler à vélo en sécurité soient à l’étude et écoutées.

Par contre les associations pour la mobilité des trottinettes non motorisées ne semblent pas exister. Pourtant l’usage de la trottinette a explosé ces dernières années et se poursuit aujourd’hui, essentiellement pour se déplacer utilement. Elles ne polluent pas (si ce n’est pour leur fabrication) et sont moyennement tolérées sur des trottoirs non aménagés.

Ainsi la demande serait de ne pas oublier ce nouveau mode de déplacement dans cette excellente coordination des associations. Et entre autre qu’une toute petite partie des 63 M€ annoncés pour la RD 920 soient utilisés pour faciliter ce moyen de locomotion : revêtement adapté avec place intégrée et réfléchie pour cet usage, soit sur les trottoirs, soit dans les pistes cyclables.

Espérons pouvoir compter dans la compréhension et l’ouverture des associations vélos pour intégrer ce besoin légitime et réfléchir aussi aux déplacements dans la ville (pas seulement pour la traverser) de ce moyen de déplacement. Il ne faudrait pas reléguer cette forme de mobilité douce comme les politiques en France ont freiné l’usage du vélo 🙂

Ci-dessous :

  • extraits de l’article publié sur le site de  FARàVélo,
  • une vidéo (en anglais) sur l’aménagement d’un carrefour facilitant la circulation des vélos.

La RD920

Catégories
Arbres Compte Rendu de réunion Dans la ville Démocratie réelle En cours Environnement FONCTIONNEMMENT DE LA VILLE Marchés publics Montrouge en transition Patrimoine Pollutions repiratoires

Le projet Péna, la Mairie de Montrouge et Nos Platanes

Comme promis dans le précédent article nous vous tenons informé·e de la suite des actions menées pour défendre les platanes à Montrouge. Plus particulièrement ici, ceux de l’avenue Jean Jaurès, après ceux de la rue Louis Rolland… (< article sur ce site).

“L’homme qui abat les arbres” : abattage en janvier 2013 d’une cinquantaine de platanes parfois centenaires et sains, rue Louis Rolland et en proximité à Montrouge.                             Une vidéo sensible et touchante à visionner en cliquant sur cette image, site “Mon Montrouge”, en bas de page.                Vous y trouverez de nombreux témoignages.

Les bonnes informations se prennent à la source ! Après la mobilisation dans l’avenue, voici une des nombreuses actions moins visibles des bénévoles , en dehors de tout parti politique. Elles et ils ont constitué spontanément le Collectif de défense des arbres, le CAPAJ*.
Le compte-rendu ci-dessous décrit la réunion CAPAJ-MAIRIE. Il a été déposé ce lundi 27 août 2018 en mairie avec accusé de réception.
*CAPAJ = Collectif Contre l’Abattage des Platanes de l’avenue Jean Jaurès.

Après plusieurs demandes en mairie de Montrouge pour obtenir simplement des informations, le premier à informer que cette réunion serait possible a été le Commissaire de Vanves (remplaçant celui de Montrouge en vacances). Son objectif légitime dans sa fonction, tenter d’arrêter pacifiquement la manifestation le 23 août !

Pour lire ce compte-rendu, cliquez-ici.

Enfin pour voir des photos, vidéos, publications et commentaires la page Facebook “CAPAJ Collectif” cliquez-ici ! Elle est consultable librement sans être membre de Facebook 😉

 

Catégories
Dans la ville Sécurité et Prévention

Sécurité : voirie à Montrouge

Danger : chutes répétées devant la piscine de Montrouge, depuis plusieurs années 🤔

Ci-dessus une photo pour mieux situer ce problème signalé de vive voix  plusieurs fois depuis 2016 et jamais résolu.

Une chaîne noire mal signalée piège de nombreuses personnes souhaitant traverser (il est vrai en dehors des clous) dans le sens piscine vers le Schmilblick (Café Culturel et Solidaire de Montrouge).

Lorsque la lumière du jour s’estompe quelques  piétons mais aussi des personnes à vélo chutent avec des blessures parfois graves sur cette chaîne peu visible (deux fois au moins la semaine dernière et fréquemment depuis trois ans).

Cet article rapide pour signifier ici par écrit ce problème jamais pris en considération ; avant qu’une chute possiblement mortelle un jour, ne soit nécessaire pour une intervention minimale.

Dans un premier temps, et sans coût, plusieurs (3 au lieu d’un seul) plots signalétiques devraient être mis en place (ça paraît simple). Une peinture blanche ou “flashante” pourrait dans un second temps être réalisée avant d’envisager un système de fermeture-ouverture plus adéquat.

Il y a urgence malgré l’ancienneté du problème et les solutions déjà évoquées.

Cela est donc aujourd’hui écrit et daté. Une transmission de cet article à la ville va suivre.

Par avance merci, malgré la difficulté souvent à voir des solutions de bon sens être mises en oeuvre !

Une peinture rapide a été apposée sur le milieu de cette chaîne fin février 2020, au bout de cinq mois après la parution de cette article et du signalement réitéré à ce moment. Quelle réactivité !