Archives de catégorie : Culture

Partager, mettre en commun nos ressources pour une transition plus rapide.

Le collectif

Dix collectifs de la transition citoyenne (Alternatiba, Assemblée Virtuelle, le CAC, Cap ou Pas Cap, Colibris, le CRID, le MES, Utopia et le WARN) ont élaboré un projet commun, le Transiscope une carte bien pratique qui vient d’être mise en ligne.
https://transiscope.org/qui-sommes-nous/ 1
Pour ajouter des données

Image agrandie en cliquant sur carte ci-dessus ou pour plus d’éléments en cliquant ici => le Transiscope.

La Plateforme a plusieurs objectifs*

  • Informer sur les organisations et initiatives citoyennes existantes de manière simple grâce à une classification intuitive.
  • Inciter à la participation et à l’action citoyenne.
  • Accélérer la mise en réseau des acteurs et initiatives.
  • Développer et outiller nos communs : les outils développés dans le cadre de TRANSISCOPE sont libres, donc ré-utilisables et améliorables pour d’autres projets.

A la base de ce projet*

l’idée de partager, de mettre en commun nos ressources, nos savoirs, nos données pour rassembler en un même endroit, sur une même plateforme le plus d’informations accessibles pour le plus grand nombre sur les moyens d’agir au quotidien en France, pour une transition écologique et solidaire de notre société.

Des solutions locales qui émergent partout et qui nous démontrent chaque jour, qu’à condition de prendre conscience de notre pouvoir d’agir individuel et collectif, nous pouvons prendre part à la construction d’une société plus humaine, plus écologique et plus solidaire.

Alors Cap de faire grandir nos projets commun ?

*Ce texte est composé d’éléments du site Cap ou Pas Cap (4 ocobre 2018) et de celui du MES :

Le projet est financé par l’ADEME (par l’intermédiaire d’Alternatiba), CRID, Mouvement Utopia, Assemblée Virtuelle et soutenu bénévolement par Colibris, Assemblée Virtuelle, Cap ou pas Cap, CRID, Alternatiba, WARN, CAC, GARC.ESS, Nicolas Fonty, Aurele Cordier, Laurent Favia.

Entretien avec Miguel Benasayag à propos du texte « De la servitude volontaire » d’Etienne de La Boétie

L’objectif principal est de vous donner à lire et/ou à écouter, cet entretien qui préface le texte de La Boétie – De la servitude volontaire – publié par les éditions “Le passager clandestin”.

Ensuite vous trouverez quelques extraits remarqués ; sans plus de détails pour l’instant.

Il faut noter qu’un entretien avec Cornelius Castoriadis, la postface, est en cours de transcription.

Immédiatement ci-dessous un enregistrement sonore, suivi sous sa forme écrite, de l’intégralité de l’entretien de Miguel Benasayag recueilli en juin 2010 par Dominique Bellec, publié par les éditions « Le passager clandestin ».

“De la servitude volontaire”

Etienne de La Boétie

Entretiens avec Miguel Benasayag et avec Cornelius Castoriadis*

Edition “le passager clandestin”

*à venir

Avec nos très sincères remerciements pour la très aimable autorisation de cette maison d’édition indépendante qui publie de nombreux textes alternatifs : www.lepassagerclandestin.fr

Par avance merci d’excuser et d’éventuellement signaler quelques possibles erreurs lors de la transcription écrite, ainsi que lors des ajouts de liens. Merci aussi de signaler votre intérêt.

Vous trouverez le texte original “De la servitude volontaire” en suivant ce lien (cliquez ici).

Entretien avec Miguel Benasayag

Propos recueillis par Dominique Bellec

Résister dans une époque obscure

Peux-tu commencer par nous restituer De la servitude volontaire dans son temps, nous parler de l’auteur et du contexte historique dans lequel il a vécu ?

Le contexte est très important bien entendu, parce que ça fait de La Boétie la mouche blanche, un être vraiment très bizarre dans son temps. Il faut le situer au début du XVIe siècle, en plein essor de l’humanisme (Thomas More, Érasme de Rotterdam, Machiavel). Début 1500, le passage de Dieu à l’homme, pour parler comme Foucault, est un passage de la société dans laquelle le sujet de l’Histoire, le sujet qui agit est Dieu et où l’homme n’est qu’un sujet parmi d’autres ; certes il est central, privilégié, mais ce n’est pas lui le sujet. Et là, en 1500, aboutit un travail historique, culturel et économique très profond et complexe qui avait commencé grosso modo après l’an mille, avec Abélard, le nominalisme, Pétrarque, mais aussi tout le mouvement révolutionnaire cathare, les hérésies

Donc, en 1500 ans, après la conquête de l’Amérique, c’est le moment charnière : l’homme devient sujet, c’est l’émergence de l’homme comme sujet de l’Histoire. Pour Kepler – qui a failli être brûlé pour ces propos -, la seule différence entre Dieu et les hommes, c’est que Dieu connaît tous les théorèmes depuis l’éternité, alors que l’homme ne les connaît pas encore tous. Pas encore, c’est-à-dire qu’il allait les connaître, que l’homme allait devenir Dieu.

Et voilà qu’un tout jeune homme de dix-huit ans vient affirmer qu’en réalité les hommes chérissent et s’attachent à leurs chaînes comme s’il s’agissait de leur liberté : il existe une forme de servitude qui est volontaire. C’est courageux ! Ce sont les Lumières noires. Quelques penseurs un peu dissidents, comme Spinoza ou Leibniz, reprendrons cette idée par la suite. Continuer la lecture de Entretien avec Miguel Benasayag à propos du texte « De la servitude volontaire » d’Etienne de La Boétie